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Mutualité Française : la coopération ville-hôpital de Gignac

À Gignac, dans l'Hérault, un centre de santé mutualiste géré par Aésio Santé Méditerranée permet à des spécialistes de la clinique Beau Soleil de consulter en secteur 1, sans dépassement d'honoraires. La Mutualité Française présente ce modèle de coopération ville-hôpital comme une réponse aux tensions d'accès aux soins en zone rurale.

À Gignac, dans l'Hérault, un centre de santé mutualiste conjugue médecine de ville et expertise hospitalière pour rapprocher les patients de zone rurale des spécialistes : les médecins de la clinique Beau Soleil assurent des permanences en zone rurale, dans le cadre d'une coopération portée par Aésio Santé Méditerranée. Le pôle de santé mutualiste, a été créé en 2022, et propose depuis un accès pluridisciplinaire à des spécialistes en secteur 1. La Mutualité Française présente ce modèle comme une réponse concrète à l'accès aux soins de proximité, un sujet également au cœur d'une consultation citoyenne d'ampleur nationale menée sur le même thème.

Ce que la Mutualité Française annonce

Le centre de santé de Gignac, situé à 30 km de Montpellier, est présenté par la Mutualité Française comme un exemple abouti de coopération entre médecine de ville et médecine hospitalière. Sur place, les médecins de la clinique Beau Soleil assurent des permanences en zone rurale. Selon le communiqué, Aésio Santé Méditerranée, qui gère les deux établissements mutualistes, a conçu une coopération ville-hôpital indispensable pour maintenir un accès à des soins de qualité pour tous.

Géré par Aésio Santé Méditerranée (groupe Aésio Santé), le pôle de santé mutualiste de Gignac a été créé en 2022. Les spécialistes de la clinique Beau Soleil y interviennent afin d'assurer des permanences de soins en secteur 1, c'est-à-dire sans dépassement d'honoraires, ce qui permet aux patients de consulter localement sans avancer de frais supplémentaires liés à un dépassement.

Comment fonctionne cette coopération ville-hôpital

La coopération ville-hôpital consiste à faire intervenir, au sein d'un centre de santé de proximité, des médecins habituellement rattachés à un établissement hospitalier ou une clinique. À Gignac, les patients peuvent ainsi consulter des médecins spécialisés en angiologie, chirurgie dentaire, viscérale et digestive, gynécologie, médecine interne, neurologie, oto-rhino-laryngologie, orthopédie et urologie, sans avoir à se rendre jusqu'à un établissement hospitalier plus éloigné. Le site dispose aussi d'un plateau technique complet : Ils ont également accès à un service d'imagerie médicale, avec la possibilité de réaliser une échographie sur place, une radio et même un scanner. Un centre de santé dentaire est aussi implanté sur ce site. Cette organisation en centre de santé pluridisciplinaire mutualiste se rapproche des standards que porte désormais la certification Quali'Santé des centres de santé mutualistes.

Le terme de secteur 1 désigne un mode d'exercice précis. Sur sa page consacrée aux secteurs conventionnels, l'Assurance Maladie précise qu'en secteur 1, « vous ne pratiquez pas de dépassement d'honoraires, sauf cas exceptionnels (exigence de temps ou de lieu du patient) », et que « vos tarifs correspondent à ceux fixés dans la convention médicale ». C'est dans ce cadre que les spécialistes de la clinique Beau Soleil interviennent à Gignac, afin d'assurer des permanences de soins en secteur 1, c'est-à-dire sans dépassement d'honoraires.

Cette offre s'inscrit dans un réseau mutualiste plus large. Aésio Santé Méditerranée dirige 35 établissements de soins et d'accompagnement mutualistes dans le Gard, l'Hérault, les Pyrénées-Orientales et le Vaucluse. Ce réseau comprend des centres de santé, des cliniques, des Ehpad, ainsi que des magasins Ecouter Voir (optique et audition). Gérer un tel ensemble suppose, pour chaque structure mutualiste, de veiller en permanence à la validité de son agrément — un enjeu que documente notre article sur la caducité de l'agrément d'une mutuelle.

Accès aux soins et déserts médicaux en France

Le modèle de Gignac s'inscrit dans un contexte national marqué par des disparités d'accès aux médecins généralistes et spécialistes. Selon une étude de la DREES, la part de la population française vivant en zone sous-dotée en médecins généralistes (ou « sous-dense ») est faible, mais elle passe, en quatre ans, de 3,8 % à 5,7 %. La même publication précise que les territoires sous-dotés en médecins généralistes concernent près de 6 % de la population. Une évaluation antérieure de la DREES, portant sur une définition différente, indiquait que 8 % de la population réside dans une commune sous-dense en médecins généralistes, au sens d'une accessibilité inférieure à 2,5 consultations par an et par habitant. Ces écarts géographiques nourrissent aussi les débats sur l'évolution du marché des assurances santé et prévoyance et sur les transferts de charges vers les complémentaires santé, l'accès facilité à un spécialiste restant un facteur de maîtrise du reste à charge.

La question de l'accès aux soins a aussi été au cœur d'une vaste consultation citoyenne portée par la Mutualité Française. La consultation s'est déroulée sur le site placedelasante.fr de novembre 2025 à février 2026. Au total, près de 80 000 citoyens et professionnels ont participé à cette démarche. Plus de 2,2 millions de contributions ont ainsi été recueillies. La Mutualité Française et près de 60 organisations de la société civile portent cette initiative depuis l'automne 2025 avec pour objectif d'être force de proposition pour réformer le système de santé et de protection sociale en vue de l'élection présidentielle de 2027. L'accès à des soins de qualité pour tous et la réduction des délais d'attente sont en effet les deux priorités formulées par les citoyens interrogés lors de la consultation des Etats généraux de la santé et de la protection sociale — deux priorités que le centre de Gignac illustre à l'échelle locale.

Ce que ça change pour vous

Pour un patient en zone rurale ou périurbaine, le modèle porté par la Mutualité Française à Gignac donne plusieurs repères concrets. Le premier réflexe consiste à se renseigner sur l'existence d'un centre de santé mutualiste à proximité de son domicile, en particulier s'il propose des permanences de spécialistes en secteur 1, c'est-à-dire sans dépassement d'honoraires. Le second réflexe est de vérifier, avant de prendre rendez-vous, la liste des spécialités disponibles sur place : angiologie, gynécologie, orthopédie ou encore imagerie médicale peuvent être accessibles localement, comme à Gignac, ce qui évite un déplacement vers un établissement plus éloigné. Enfin, comprendre l'articulation entre l'Assurance Maladie et sa complémentaire santé reste utile pour anticiper le reste à charge : les remboursements de soins du régime général constituent la base du remboursement, la mutuelle intervenant ensuite selon les garanties souscrites — un avantage d'autant plus net lorsque le médecin consulté exerce en secteur 1.

Questions fréquentes

Où se trouve le centre de santé mutualiste de Gignac ?

Le centre de santé de Gignac se trouve dans l'Hérault, à 30 km de Montpellier.

Quand le pôle de santé mutualiste de Gignac a-t-il été créé ?

Selon le communiqué de la Mutualité Française, le pôle de santé mutualiste de Gignac a été créé en 2022, sous la gestion d'Aésio Santé Méditerranée.

Quelles spécialités médicales sont proposées au centre de santé de Gignac ?

Au centre de santé de Gignac, les patients peuvent ainsi consulter des médecins spécialisés en angiologie, chirurgie dentaire, viscérale et digestive, gynécologie, médecine interne, neurologie, oto-rhino-laryngologie, orthopédie et urologie.

Les consultations de spécialistes à Gignac sont-elles remboursées sans dépassement d'honoraires ?

Oui : les spécialistes de la clinique Beau Soleil interviennent à Gignac afin d'assurer des permanences de soins en secteur 1, c'est-à-dire sans dépassement d'honoraires.

Qu'est-ce que le secteur 1 en médecine ?

Selon l'Assurance Maladie, en secteur 1, « vous ne pratiquez pas de dépassement d'honoraires, sauf cas exceptionnels (exigence de temps ou de lieu du patient) », et « vos tarifs correspondent à ceux fixés dans la convention médicale ».

Combien de personnes en France vivent-elles dans un désert médical ?

Selon la DREES, la part de la population française vivant en zone sous-dotée en médecins généralistes (ou « sous-dense ») est faible, mais elle passe, en quatre ans, de 3,8 % à 5,7 %. Une autre étude de la DREES indique que 8 % de la population réside dans une commune sous-dense en médecins généralistes, au sens d'une accessibilité inférieure à 2,5 consultations par an et par habitant.

Qu'est-ce que la consultation citoyenne des États généraux de la santé ?

La consultation s'est déroulée sur le site placedelasante.fr de novembre 2025 à février 2026. Au total, près de 80 000 citoyens et professionnels ont participé à cette démarche, pour 2,2 millions de contributions recueillies. L'initiative est portée par la Mutualité Française et près de 60 organisations de la société civile depuis l'automne 2025.

Sources officielles