Cet article lit le Carnet de santé de la France, publié par la Mutualité Française, du point de vue d’un assuré de complémentaire santé. Sur la page de présentation du Carnet, on lit que la Mutualité Française prend le pouls des citoyens en matière de santé. Les résultats cités ci-dessous sont des réponses d’enquête et des indicateurs, attribués à leurs auteurs et rapportés tels qu’ils sont formulés.
Les faits
Ce texte s’adresse aux assurés de la complémentaire santé. Il rapporte ce que la Mutualité Française publie dans son Carnet, sans en faire un constat neutre : ce sont ses résultats, exposés dans sa page de présentation du Carnet de santé.
Selon cette page, il s’agit de la quatrième édition publiée le 23 septembre 2026. Dans le document complet du Carnet, une note de source mentionne : « Sondage Odoxa – Mutualité Française, juin 2026 ».
Sur l’accès aux soins, la Mutualité Française écrit : « Malgré une légère amélioration depuis 2025, l’accès rapide aux soins reste difficile ». La page précise que 82 % des Français ont eu des difficultés à obtenir un rendez-vous chez un spécialiste et 37 % chez un généraliste.
Sur le renoncement aux soins, la page indique que, chez les Français, 77 % ont renoncé à des soins au cours de l’année écoulée, faute de professionnel disponible (67 %) ou en raison du coût (40 %).
La page mentionne aussi que 87 % du territoire est considéré comme un désert médical, et que 11,5 % des assurés sociaux n’ont pas de médecin traitant et 4,3% parmi les patients en affection de longue durée.
Sur l’organisation des soins, la Mutualité Française avance que 41 % des passages aux urgences pourraient relever d’une prise en charge en ville, et que 265 000 séjours hospitaliers liés à des pathologies chroniques pourraient être évités grâce à des soins de proximité adaptés.
Toujours selon la page, 85 % déclarent que les propositions des responsables politiques en matière de santé pèseront dans leur choix électoral.
Mise en perspective
Sur le financement de la Sécurité sociale, la page écrit : « Huit Français sur dix considèrent que son déficit menace sa pérennité et neuf sur dix redoutent une dégradation des remboursements ». Il s’agit d’un résultat d’enquête, rapporté ici avec l’attribution que la Mutualité Française lui donne.
La page aborde ensuite les transferts de charges entre l’Assurance maladie et les complémentaires. Elle indique que les transferts de charges de l’Assurance maladie vers les complémentaires santé constituent un point de vigilance. Elle précise, à propos de ces transferts : « Sans action sur le coût global des soins, ils déplacent une partie du financement vers les organismes complémentaires, avec un risque de répercussion sur les cotisations ». Cette lecture est celle d’un acteur du secteur ; elle se lit comme un point de vue attribué. Pour le cadre réglementaire, voir aussi les textes sur les transferts de charges.
Dans son communiqué sur ces transferts, la Mutualité Française écrit : « Les mesures annoncées conduiront à transférer au 1er janvier 2027 entre 1,5 et 1,7 milliard d’euros de dépenses de l’Assurance maladie obligatoire vers les complémentaires santé ». Ce montant est celui annoncé par la Mutualité Française dans ce communiqué.
Sur le coût réel des soins, la page écrit : « Les Français l’estiment en moyenne à 1 755 euros par an, alors qu’il dépasse 3 700 euros ». Elle ajoute, à propos de ces dépenses, que 84 % jugent nécessaire de mieux informer les patients sur ces dépenses. Pour un autre repère sur le reste à charge, voir aussi la réforme du plafond des franchises médicales.
Sur les comptes de la Sécurité sociale, la page indique : « Pour redresser les comptes de la Sécurité sociale, 80 % des Français placent le renforcement des contrôles contre les fraudes et les abus parmi les mesures prioritaires ». Elle poursuit : « La Mutualité Française demande donc que les outils prévus par la loi du 25 juin 2026 soient pleinement déployés ». Voir aussi le rapport sur la fraude à l’assurance maladie.
Ce que ça change pour vous
Un document de ce type décrit des réponses d’enquête et des indicateurs d’ensemble ; un contrat de complémentaire santé se lit contrat par contrat. Quelques repères pratiques, valables quel que soit votre organisme.
Relisez votre contrat. Relisez le tableau de garanties de votre contrat : remboursements, plafonds, franchises, exclusions et délais. Notez les postes sur lesquels vous avez un doute et posez la question à votre organisme.
Mesurez vos propres dépenses. Un résultat d’enquête reflète les réponses d’un échantillon. Pour votre situation, rassemblez vos décomptes de remboursement sur une année et appuyez-vous sur ces documents plutôt que sur une moyenne.
Interrogez votre organisme. Demandez à votre organisme complémentaire comment il informe ses adhérents des évolutions de garanties ou de cotisations, et par quel canal. Conservez les courriers et les messages reçus.
Vérifiez votre parcours de soins. Vérifiez auprès de votre caisse d’assurance maladie qu’un médecin traitant est bien déclaré pour vous, et demandez à votre organisme complémentaire quels services d’accompagnement ou de prévention il propose.
Regardez la prévoyance. Relisez, si vous en avez un, votre contrat de prévoyance ou de dépendance, et demandez à votre assureur ce qu’il couvre. Pour les aspects pratiques, voir aussi les démarches et la réglementation de la complémentaire santé.
Sur un autre poste de dépenses de santé, voir aussi le coût des médicaments non utilisés pour les complémentaires.
Perspectives
Le Carnet aborde d’autres sujets que le financement. Sur la prévention, la page écrit : « La France reste pourtant en retrait : elle n’y consacre que 2,3 % de ses dépenses de santé, contre 3,7 % en moyenne dans les pays européens ».
Sur la santé mentale, elle indique : « Chaque année, 13 millions de personnes sont touchées par des troubles psychiques, qu’il s’agisse de dépression, d’épuisement professionnel ou de pensées suicidaires ». Sur l’alimentation, elle écrit que la qualité de l’alimentation préoccupe 89 % des Français, soit huit points de plus qu’il y a deux ans.
Sur le partage des données de santé, la page écrit : « Pour 83 % des Français, il peut faire progresser la recherche médicale et améliorer la santé de tous : une adhésion en hausse de onze points depuis 2017 ». Sur la gestion de ces données, elle indique que les Français se tournent d’abord vers les professionnels de santé (93 %), les hôpitaux (85 %), la Sécurité sociale (75 %) et les mutuelles (63 %).
Sur la dépendance, la Mutualité Française écrit que trois quarts des Français se disent favorables à une assurance dépendance généralisée. Elle ajoute : « D’ici à 2050, la France pourrait compter 700 000 personnes supplémentaires en perte d’autonomie, alors que 68 % des Français ne se sentent pas en mesure d’en assumer seuls le coût ». Selon la page, une place en Ehpad revient en moyenne à plus de 2 400 euros par mois, avec un reste à charge médian de 731 euros. Le document complet indique : « En moyenne, une chambre individuelle en hébergement permanent coûte 2 164 € par mois dans les Ehpad habilités à l’aide sociale à l’hébergement (ASH), contre 3 128 € dans les établissements non habilités, soit près de 1 000 € d’écart ».
Sur la retraite, la page indique que 60 % des Français pensent que leur niveau de vie à la retraite sera inférieur à celui de l’ensemble de la population. Elle précise, à propos des Français, que 58 % n’ont pas encore commencé à épargner et 63 % ne connaissent pas suffisamment les dispositifs permettant de s’y préparer.
FAQ
Que relève le Carnet de santé de la France sur l’accès aux soins ?
Selon la Mutualité Française, chez les Français, 77 % ont renoncé à des soins au cours de l’année écoulée, faute de professionnel disponible (67 %) ou en raison du coût (40 %). La page ajoute que 87 % du territoire est considéré comme un désert médical.
Que dit la Mutualité Française des transferts de charges vers les complémentaires ?
La Mutualité Française indique que les transferts de charges de l’Assurance maladie vers les complémentaires santé constituent un point de vigilance. Elle écrit : « Sans action sur le coût global des soins, ils déplacent une partie du financement vers les organismes complémentaires, avec un risque de répercussion sur les cotisations ».
Comment lire ces résultats quand on est assuré ?
Le document complet du Carnet mentionne : « Sondage Odoxa – Mutualité Française, juin 2026 ». Ces résultats sont des réponses d’enquête et des indicateurs attribués à leur auteur : pour votre situation, relisez votre tableau de garanties et demandez à votre organisme complémentaire de vous détailler votre contrat.