Illustration : Santé mentale des dirigeants de TPE-PME : le déni du baromètre AG2R
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Santé mentale des dirigeants de TPE-PME : le déni du baromètre AG2R

Le baromètre AG2R LA MONDIALE révèle un fort déni des dirigeants de TPE-PME face à leur propre santé mentale, un risque de rupture souvent mal anticipé par leur prévoyance individuelle.

Un baromètre inédit consacré à la santé mentale des chefs de petites et moyennes entreprises dresse un constat préoccupant : la plupart d'entre eux s'estiment en bonne santé psychologique, mais vivent en réalité un stress intense qu'ils peinent à reconnaître comme tel. Beaucoup continuent de travailler alors que leur état justifierait un arrêt, faute de relais possible dans leur entreprise. Ce déni expose ces chefs d'entreprise à un risque de rupture souvent mal anticipé par leur prévoyance individuelle.

Ce que révèle le Baromètre AG2R LA MONDIALE

Ce premier baromètre consacré à la santé mentale des dirigeants et des salariés de TPE et PME a été réalisé par AG2R LA MONDIALE, avec le concours de l'institut d'études Ipsos bva et de l'association l'Alliance pour la Santé Mentale. L'enquête a été menée auprès de 307 dirigeants de TPE/PME (avec au moins 1 salarié) par téléphone, et de 1000 salariés de TPE/PME interrogés en ligne, les deux volets ayant été interrogés entre le 1er et le 17 juillet 2026 pour les dirigeants et du 7 au 15 juillet 2026 pour les salariés. AG2R LA MONDIALE, groupe de protection sociale déjà à l'origine d'un rapprochement stratégique dans la protection juridique, inscrit ce baromètre dans une démarche de vigilance partagée entre dirigeants et salariés.

Premier enseignement du baromètre AG2R LA MONDIALE : 86% des dirigeants de TPE et PME se disent en bonne santé mentale alors que, dans le même temps, 64% déclarent vivre des périodes de stress intense au travail au moins de temps en temps. Un écart qui, selon le baromètre AG2R LA MONDIALE, traduit une difficulté des dirigeants à qualifier leur propre état comme relevant d'une fragilité psychologique plutôt que d'une simple fatigue passagère.

Le baromètre AG2R LA MONDIALE montre par ailleurs que les dirigeants ne sont pas inactifs sur le sujet, du moins pour leurs équipes : 85% d'entre eux ont déjà engagé ou envisagent au moins une action en faveur de la santé mentale de leurs salariés. Un effort que les salariés semblent reconnaître puisque, toujours selon ce même baromètre, « Plus d'un salarié sur deux (55%) juge d'ailleurs efficaces les démarches engagées dans leur entreprise en faveur de la santé mentale ». Mais cette attention portée aux équipes contraste avec celle, beaucoup plus limitée, que les dirigeants s'accordent à eux-mêmes.

Un déni qui expose les dirigeants à un risque de rupture

Ce contraste est au cœur de l'angle retenu par le baromètre AG2R LA MONDIALE : le dirigeant de TPE ou PME veille sur la santé mentale de ses salariés, mais néglige la sienne. Une partie de l'explication tient à l'isolement propre à la fonction. Le baromètre AG2R LA MONDIALE indique que 39% des dirigeants considèrent que la solitude constitue souvent ou occasionnellement un problème. Un isolement cohérent avec le profil des entreprises que dirigent la plupart d'entre eux : les microentreprises, qui composent l'essentiel des 3,9 millions de petites et moyennes entreprises marchandes non agricoles et non financières recensées par l'Insee. Or, toujours selon l'Insee, 73 % d'entre elles n'ont aucun salarié — l'institut ne tire lui-même aucune conclusion sur la solitude des dirigeants, mais ce chiffre donne une idée concrète du nombre de patrons qui exercent seuls, sans collègue avec qui partager leurs difficultés au quotidien.

Cet isolement se double d'une dépendance forte de l'entreprise à la présence physique de son dirigeant. Le baromètre AG2R LA MONDIALE révèle que 56% des dirigeants déclarent ne pas pouvoir s'arrêter quelques jours sans conséquences pour leur entreprise. Faute de solution de remplacement organisée, nombre d'entre eux repoussent l'idée même d'un arrêt de travail, quelle qu'en soit la durée, alors même que la durée d'indemnisation des arrêts de travail obéit à des règles précises qui, en cas d'arrêt prolongé, ne suffisent pas toujours à couvrir la perte de revenu d'un chef d'entreprise. Résultat, le constat le plus marquant du baromètre AG2R LA MONDIALE : 42% déclarent d'ailleurs continuer de travailler en dépit d'un état qui justifierait un arrêt selon eux. C'est précisément ce déni, documenté noir sur blanc par le baromètre AG2R LA MONDIALE, qui expose ces dirigeants à un risque de rupture brutale plutôt qu'à un ralentissement progressif et anticipé.

Ce que ça change pour vous

Pour un dirigeant de TPE ou de PME, ce déni documenté par le baromètre AG2R LA MONDIALE a une traduction concrète : le risque de rupture ne se prépare pas au moment où il survient, il se prépare en amont, notamment sur le plan de la protection sociale. Beaucoup de dirigeants d'entreprise relèvent du statut de travailleur non salarié, avec une couverture prévoyance qui n'a rien d'automatique et dépend largement des contrats souscrits à titre individuel. Mieux connaître ce que couvre vraiment leur prévoyance en cas d'arrêt de travail est donc un préalable indispensable, avant même la survenue d'un problème de santé mentale.

Concrètement, un dirigeant a intérêt à vérifier trois points avec son assureur ou son courtier : le délai de carence avant le versement d'indemnités journalières, le niveau de ces indemnités rapporté à son revenu réel, et la durée pendant laquelle elles sont versées en cas d'arrêt prolongé. Ces paramètres, souvent méconnus tant qu'ils n'ont pas été mobilisés, font toute la différence lorsqu'un dirigeant, comme 42% de ceux interrogés par le baromètre AG2R LA MONDIALE, continue de travailler alors que son état justifierait un arrêt. S'entourer, déléguer une partie des responsabilités, ou simplement identifier une personne de confiance capable de prendre le relais quelques jours, sont aussi des leviers accessibles pour desserrer l'étau que représente, pour 56% des dirigeants, l'impossibilité perçue de s'arrêter sans conséquences pour leur entreprise.

Perspectives

Ce déni sur la santé mentale des dirigeants n'est pas un problème marginal : il concerne un tissu économique considérable. Selon l'Insee, le poids des petites et moyennes entreprises dans l'économie française se mesure notamment au fait que la France compte 3,9 millions de petites et moyennes entreprises marchandes non agricoles et non financières. Parmi elles, 3,8 millions sont des microentreprises, qui emploient 2,4 millions de salariés en équivalent temps plein, et l'ensemble des PME françaises emploient ainsi 6,3 millions de salariés (en ETP) et réalisent 43 % de la valeur ajoutée. Autant de raisons pour lesquelles la santé mentale de leurs dirigeants dépasse la seule sphère individuelle et devient un enjeu de continuité économique.

Face à cet enjeu, AG2R LA MONDIALE, dont la solidité financière a été renforcée par une émission de dette subordonnée de plusieurs centaines de millions d'euros, entend poursuivre ce travail de sensibilisation sur la durée. La prévention en matière de santé au travail rejoint d'ailleurs des dynamiques déjà engagées sur d'autres sujets, à l'image de la prévention des risques cardio-neuro-vasculaires en entreprise portée par d'autres acteurs de la protection sociale. Reste à savoir si ce baromètre AG2R LA MONDIALE parviendra à faire évoluer les pratiques des dirigeants eux-mêmes, au-delà de celles qu'ils mettent déjà en place pour leurs salariés.

Questions fréquentes

Que révèle le baromètre AG2R LA MONDIALE sur la santé mentale de ces chefs d'entreprise ?

Le baromètre AG2R LA MONDIALE, conçu avec l'institut Ipsos bva ainsi que l'association l'Alliance pour la Santé Mentale, montre que 86% des dirigeants de TPE et PME se disent en bonne santé mentale tout en vivant, pour beaucoup, un stress intense au travail. Il révèle surtout que 42% déclarent d'ailleurs continuer de travailler en dépit d'un état qui justifierait un arrêt selon eux.

Pourquoi ces chefs d'entreprise ont-ils du mal à s'arrêter malgré un état de santé mentale dégradé ?

Selon le baromètre AG2R LA MONDIALE, 56% des dirigeants déclarent ne pas pouvoir s'arrêter quelques jours sans conséquences pour leur entreprise, un sentiment renforcé par l'isolement puisque 39% des dirigeants considèrent que la solitude constitue souvent ou occasionnellement un problème.

Comment un dirigeant de TPE ou PME peut-il mieux se protéger face au risque de rupture ?

En vérifiant en amont les garanties de sa prévoyance individuelle (délai de carence, niveau et durée des indemnités journalières) et en s'entourant pour ne plus être seul décisionnaire face à un problème de santé, un dirigeant réduit le risque de découvrir, en pleine crise, que sa couverture ne correspond pas à la réalité de son activité.

Sources officielles