Illustration : MGEN et la LFFP s'associent contre le décrochage sportif des adolescentes
Mutuelle Sante

MGEN et la LFFP s'associent contre le décrochage sportif des adolescentes

MGEN devient le premier partenaire majeur de la Ligue Féminine de Football Professionnelle pour plusieurs saisons, avec cinq axes d'action contre le décrochage sportif des adolescentes. L'annonce s'appuie sur une étude MGEN-Kantar et prolonge le programme MGEN Championnes Club, déjà déployé auprès de plusieurs clubs amateurs.

La mutuelle MGEN et la Ligue Féminine de Football Professionnelle (LFFP) annoncent un partenariat inédit dans le football féminin. Le communiqué diffusé par MGEN indique que la mutuelle MGEN a officialisé son engagement en tant que premier partenaire majeur pour les trois prochaines saisons, à partir de septembre 2026, avec pour objectif affiché de lutter contre le décrochage sportif des adolescentes.

Les faits

Selon le communiqué publié par MGEN, la mutuelle précise que le partenariat MGEN-LFFP reposera ainsi sur cinq axes d’action :

  • Premier axe, la sensibilisation au décrochage : MGEN mise sur un dispositif déployé à travers un message fort déployé sur les bords de terrain et dans les tribunes, ainsi que des activations « coup de poing » dans les stades.
  • Deuxième axe, le retour sur le terrain : MGEN et la LFFP misent sur ce volet avec des opérations permettant aux jeunes filles d’entrer sur les terrains avant le coup d’envoi ou à la mi-temps des matchs.
  • Troisième axe, la formation des encadrants : MGEN agit avec des ateliers de sensibilisation destinés aux encadrants.
  • Quatrième axe, l’inclusion : MGEN s’implique avec le co-pilotage et le parrainage du label « Engagement Territoires » de la LFFP, pour encourager les clubs professionnels à renforcer leurs actions.
  • Cinquième axe, la co-construction de l’avenir du football féminin : MGEN s’engage avec la participation de MGEN au comité consultatif (advisory board) de la LFFP afin de contribuer à l’évolution de la Ligue.

Ce partenariat s’appuie sur les résultats d’une étude conduite pour MGEN. MGEN indique que l’étude menée par MGEN avec Kantar révélait que 45,2 % des adolescentes qui interrompent leur activité sportive, le font contre leur volonté. Parmi les freins identifiés, MGEN cite la non-prise en compte des transformations du corps, le regard des autres et des conditions de pratique parfois inadaptées.

Clotilde Truffaut, déléguée nationale de MGEN, commente ce constat : « Parmi les adolescentes qui décrochent du sport, près d’une sur deux (45,2%) le fait contre sa volonté. Ce chiffre n’est pas acceptable. » Elle ajoute : « Notre conviction est simple : en unissant nos forces, nous pouvons faire du football un puissant levier pour donner envie aux jeunes filles de rester dans le sport, d’y revenir et d’y prendre toute leur place. »

MGEN inscrit cette annonce dans la continuité d’un dispositif antérieur : le partenariat vient renforcer le déploiement du programme MGEN Championnes Club®, lancé en 2024, pour faire du sport un levier de santé, d’égalité et d’émancipation pour les jeunes filles. MGEN précise que, depuis son lancement, 55 clubs amateurs de sport collectif féminins ont déjà bénéficié d’un soutien financier, notamment pour leurs équipements.

Cet engagement s’inscrit dans le positionnement institutionnel de MGEN. Le communiqué rappelle que « Fondée en 1946, MGEN est aujourd’hui la première mutuelle des agents du service public. » MGEN précise que son positionnement lui permet de gérer l’assurance maladie, la complémentaire santé et la prévoyance de plus de 4,7 millions de personnes. MGEN met à la disposition de tous 2 000 structures de soin et d’accompagnement mutualistes qu’elle cogère et cofinance partout en France.

Cette implication d’une mutuelle santé dans le sport féminin s’inscrit dans une logique de prévention : l’activité physique régulière est généralement présentée comme un facteur favorable à la santé globale, ce qui explique que plusieurs acteurs de la protection sociale complémentaire élargissent leurs actions vers la prévention et l’accompagnement, au-delà du seul remboursement des soins, à l’image de la coopération engagée entre acteurs de santé et de prévention par la Mutualité Française. Cette diversification s’observe plus largement dans la dynamique du marché de la santé et de la prévoyance, où les organismes complémentaires cherchent à se différencier au-delà de la seule prise en charge financière.

Mise en perspective

Le partenariat MGEN-LFFP s’inscrit dans un contexte national documenté par les organismes statistiques publics. Selon l’Insee, 45 % des femmes et 50 % des hommes de 16 ans ou plus déclarent avoir pratiqué une activité physique ou sportive au cours des douze derniers mois. Cet écart se creuse chez les plus jeunes : 50 % des femmes de 16 à 24 ans ont pratiqué au moins une activité physique ou sportive dans l’année, contre 63 % des hommes de cette classe d’âge.

Plus largement, sur l’ensemble de la population, une étude de l’Insee indique que deux personnes sur trois déclarent pratiquer une activité physique ou sportive régulièrement. La pratique régulière est plus fréquente chez les hommes (71 %, contre 60 % pour les femmes).

Dans cette même étude, l’Insee constate par ailleurs qu’la pratique physique ou sportive en dehors de la sphère scolaire se fait plus rare que pendant l’enfance, en particulier chez les filles. Parmi les raisons évoquées par les adolescentes figurent lassitude (l’activité choisie quelques années plus tôt ne plaît plus ou est jugée trop exigeante), manque de temps, difficultés de transport ou insatisfactions liées à l’ambiance.

Au collège, la pratique sportive reste toutefois fréquente sur le plan scolaire et associatif : selon une autre étude de l’Insee, à 13 ou 14 ans, 83 % d’entre eux pratiquent une activité sportive au moins une fois par semaine et près des deux tiers sont inscrits dans une association ou un club sportifs. Sur le plan de la santé physique, la DREES relève que 18 % des adolescents en classe de troisième sont en surcharge pondérale et 5 % sont obèses. Entre 2009 et 2017, les prévalences de la surcharge pondérale et de l’obésité sont en hausse, en particulier pour les filles (de 17 % en 2009 à 20 % en 2017).

Ce que ça change pour vous

Pour les familles et les parents d’adolescentes, ce partenariat MGEN-LFFP se traduit avant tout par une visibilité accrue du football féminin professionnel et par des actions de terrain ouvertes aux jeunes filles, notamment lors des opérations permettant leur présence sur le terrain avant les matchs ou à la mi-temps. Il ne s’agit pas d’un dispositif de remboursement ou de prestation individuelle, mais d’une initiative de sensibilisation et d’accompagnement des clubs et des encadrants.

Dans ce contexte, encourager la pratique sportive régulière des adolescentes, y compris en dehors du cadre scolaire, reste un réflexe simple à intégrer au quotidien familial : inscription dans un club, accompagnement lors des premières compétitions, dialogue sur les freins évoqués (image de soi, transformations du corps, organisation logistique). Les familles peuvent également se rapprocher des dispositifs locaux portés par les clubs de la LFFP ou les associations sportives de leur territoire pour connaître les créneaux et actions ouverts aux adolescentes.

Sur le plan de la protection sociale, ce type d’initiative s’ajoute aux garanties classiques d’une complémentaire santé familiale, qui couvrent notamment les frais liés aux soins courants et au suivi médical. Vérifier ce que prévoit son contrat en matière de suivi médical ou de médecine du sport reste pertinent avant une reprise ou un début d’activité sportive intensive.

Perspectives

MGEN indique que ce partenariat est engagé pour plusieurs saisons consécutives, ce qui laisse le temps d’en mesurer les effets dans la durée, notamment sur les cinq axes annoncés. Le déploiement conjoint avec le programme MGEN Championnes Club®, déjà actif auprès de plusieurs clubs amateurs, pourrait également inspirer d’autres rapprochements entre acteurs de la protection sociale complémentaire et disciplines sportives féminines. Ce type d’initiative illustre une tendance de fond du secteur : la prise en charge de la santé par les mutuelles s’étend progressivement au-delà du seul remboursement des soins, vers des actions de prévention et d’accompagnement au long cours.

FAQ

Combien de temps va durer le partenariat entre MGEN et la LFFP ?

Selon MGEN, la mutuelle MGEN a officialisé son engagement en tant que premier partenaire majeur pour les trois prochaines saisons, à partir de septembre 2026.

Sur quels axes repose le partenariat MGEN-LFFP ?

MGEN indique que le partenariat MGEN-LFFP reposera ainsi sur cinq axes d’action : la sensibilisation au décrochage, le retour sur le terrain, la formation des encadrants, l’inclusion des clubs professionnels et la co-construction de l’avenir du football féminin avec la LFFP.

Le partenariat MGEN-LFFP s’appuie-t-il sur une étude ?

Oui : MGEN indique que l’étude menée par MGEN avec Kantar révélait que 45,2 % des adolescentes qui interrompent leur activité sportive, le font contre leur volonté.

MGEN avait-elle déjà un programme dédié au sport féminin avant ce partenariat ?

Oui : MGEN indique que ce partenariat vient renforcer le déploiement du programme MGEN Championnes Club®, lancé en 2024, pour faire du sport un levier de santé, d’égalité et d’émancipation pour les jeunes filles. Depuis son lancement, MGEN précise que 55 clubs amateurs de sport collectif féminins ont déjà bénéficié d’un soutien financier, notamment pour leurs équipements.

Les filles et les garçons pratiquent-ils autant de sport en France ?

Non : selon l’Insee, 50 % des femmes de 16 à 24 ans ont pratiqué au moins une activité physique ou sportive dans l’année, contre 63 % des hommes de cette classe d’âge.

Pourquoi certaines adolescentes arrêtent-elles le sport ?

L’étude MGEN-Kantar cite notamment la non-prise en compte des transformations du corps, le regard des autres et des conditions de pratique parfois inadaptées. L’Insee évoque de son côté lassitude (l’activité choisie quelques années plus tôt ne plaît plus ou est jugée trop exigeante), manque de temps, difficultés de transport ou insatisfactions liées à l’ambiance.

MGEN est-elle une mutuelle réservée aux enseignants ?

Non : le communiqué précise que « Fondée en 1946, MGEN est aujourd’hui la première mutuelle des agents du service public. » et que son positionnement lui permet de gérer l’assurance maladie, la complémentaire santé et la prévoyance de plus de 4,7 millions de personnes.

Sources officielles