Illustration : Arrêt maladie 2026 : le plafond des IJ grimpe à 42,97 € par jour
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Arrêt maladie 2026 : le plafond des IJ grimpe à 42,97 € par jour

Le plafond de l'indemnité journalière maladie est passé à 42,97 € par jour au 1er juillet 2026. Calcul, durée de versement, maintien de salaire par l'employeur : ce que ça change pour vous.

Depuis le 1er juillet 2026, le plafond de l'indemnité journalière maladie versée par l'Assurance Maladie a changé. Ce montant, qui sert de référence à des millions de salariés en arrêt de travail chaque année, mérite d'être bien compris — tout comme les mécanismes qui viennent le compléter.

Les faits

Le montant maximal de l'indemnité journalière maladie de base est égal à 42,97 € par jour pour les arrêts prescrits à compter du 1er juillet 2026, contre 41,95 € bruts pour les arrêts de travail prescrits en juin 2026. Cette revalorisation découle directement de celle du Smic : selon l'arrêté publié sur Légifrance, le Smic s'établit à 1 867,02 € mensuels sur la base de la durée légale du travail de 35 heures hebdomadaires.

Le calcul de l'indemnité journalière (IJ) répond à une règle précise. L'indemnité est égale à 50 % du salaire journalier de base, celui-ci étant calculé sur la moyenne des salaires bruts des 3 derniers mois précédant l'arrêt de travail. Concrètement, le salaire journalier de base est calculé à partir de la somme des 3 derniers salaires bruts qui précèdent l'arrêt de travail, divisée par 91,25.

Ce calcul n'est cependant pas illimité : les salaires bruts pris en compte sont limités à 1,4 fois le Smic mensuel. Sur le plan réglementaire, l'article R.323-4 du code de la sécurité sociale précise que le revenu d'activité antérieur est retenu dans la limite d'un plafond égal à 1,4 fois le salaire minimum de croissance en vigueur le dernier jour du mois civil précédant celui de l'interruption de travail, ce plafond étant calculé pour un mois sur l'ensemble des revenus, et sur la base de la durée légale du travail. C'est ce double plafonnement — sur le salaire pris en compte, puis sur l'indemnité elle-même — qui aboutit au montant maximal de 42,97 € par jour.

Mise en perspective

L'indemnité journalière n'est pas versée dès le premier jour d'arrêt. Les indemnités journalières maladie sont dues à compter du 4e jour d'arrêt de travail dans le régime général. Sa durée de versement est elle aussi encadrée : l'organisme de Sécurité sociale (CPAM, MSA) verse au maximum 12 mois d'IJ par période de 3 ans consécutifs, soit 360 jours d'indemnités journalières sur une période maximale de 3 ans. Ce plafond est étendu en cas d'affection de longue durée, puisque les IJ sont alors versées pendant 3 ans sans limitation à 360 jours.

Face à ce délai de carence et à ce plafonnement, le code du travail organise un relais employeur pour une partie des salariés. Tout salarié ayant une année d'ancienneté dans l'entreprise bénéficie, en cas d'absence au travail justifiée par l'incapacité résultant de maladie ou d'accident constaté par certificat médical, d'une indemnisation complémentaire. Celle-ci suit un barème dégressif : pendant les trente premiers jours, le salarié perçoit 90 % de la rémunération brute qu'il aurait perçue s'il avait continué à travailler, puis pendant les trente jours suivants, deux tiers de cette même rémunération. Un délai de carence de 7 jours est prévu pour chaque arrêt au titre de ce complément employeur, distinct du délai de carence de la Sécurité sociale.

Ce que ça change pour vous

Pour un salarié dont la rémunération se situe sous le plafond de 1,4 Smic mensuel, la revalorisation du 1er juillet profite intégralement au calcul de l'IJ : son indemnité progresse dans les mêmes proportions que son salaire de référence. La situation est différente au-delà de ce seuil.

  • Salariés proches du Smic ou en dessous de 1,4 Smic : l'intégralité de leur salaire réel entre dans le calcul de l'IJ, qui suit donc fidèlement l'évolution du Smic.
  • Cadres et salariés au-dessus de 1,4 Smic : au-delà de ce plafond, le complément de salaire n'est plus pris en compte par l'Assurance Maladie. L'écart entre le salaire habituel et l'indemnité journalière plafonnée à 42,97 € par jour s'accroît mécaniquement avec la rémunération, même après la revalorisation de juillet.
  • Premiers jours d'arrêt : entre le délai de carence de la Sécurité sociale et celui, plus long, du complément employeur (7 jours), plusieurs jours peuvent rester sans indemnisation pour les salariés n'ayant pas un an d'ancienneté ou dont la convention collective ne prévoit pas de dispositions plus favorables.

C'est cet écart structurel entre salaire réel et indemnisation plafonnée qui justifie, pour de nombreux salariés et surtout pour les cadres, de vérifier le contenu de leur contrat de prévoyance collective d'entreprise : c'est ce type de garantie qui est conçu pour compléter l'IJSS et le maintien de salaire légal au-delà de leurs plafonds respectifs.

Perspectives

La mécanique du plafonnement à 1,4 Smic n'est pas propre à 2026 : elle continuera de s'appliquer à chaque revalorisation future du Smic, avec un effet d'entraînement automatique sur le montant maximal de l'IJ. Pour les indépendants et les travailleurs non-salariés, qui ne bénéficient pas du relais employeur prévu par le code du travail, la question de la couverture complémentaire en cas d'arrêt de travail prolongé se pose avec encore plus d'acuité.

Dans tous les cas, la meilleure façon d'anticiper un arrêt de travail reste de connaître précisément ses droits : consulter les démarches pratiques à effectuer en cas d'arrêt maladie permet d'éviter les mauvaises surprises sur le délai de versement ou le montant réellement perçu. Les dirigeants et certains statuts spécifiques ont par ailleurs intérêt à comparer leur niveau de protection sociale par rapport à celle d'un salarié classique, les règles de calcul et de plafonnement pouvant sensiblement différer.

Questions fréquentes

Le montant maximal de l'indemnité journalière maladie de base est égal à 42,97 € par jour pour les arrêts prescrits à compter du 1er juillet 2026, contre 41,95 € bruts pour les arrêts de travail prescrits en juin 2026.

L'indemnité est égale à 50 % du salaire journalier de base, lui-même égal à la somme des 3 derniers salaires bruts précédant l'arrêt de travail, divisée par 91,25, le tout dans la limite de 1,4 fois le Smic mensuel.

Les indemnités journalières maladie sont dues à compter du 4e jour d'arrêt de travail, pour une durée maximale de 360 jours sur une période de 3 ans, portée à 3 ans en cas d'affection de longue durée.

Sources officielles